Meant To Be

Oli et Vicki. Une union prévisible, voire inévitable, à l’origine d’une vie passionnée et mouvementée, loin du chemin tracé d’avance par la société qui nous a vu naître, mais qui ne nous verra probablement pas mourir.

19 décembre 2007

Palenque, notre Cité d'Or

Comme Esteban, accompagné de ma Zia à moi, je peux enfin fouler le sol et gravir les marches des temples mayas de la mythique cité de Palenque. Depuis des années, je rêve d'y mettre les pieds; au cours des derniers mois, j'ai eu bon espoir d'y aller et maintenant... j'y suis! Qu'y a-t-il de plus satisfaisant que l'accomplissement d'un rêve? Rien, à mon avis, qui puisse justifier qu'on les oublie.

Au petit matin, nous marchons les deux kilomètres qui séparent notre camping de l'entrée du site, après une nuit à peine troublée par les cris saisissants des singes hurleurs. Ces étonnants primates poussent, malgré leur petite taille, des hurlements, voire des rugissements, qui pourraient être comparés à un mélange de cris d'ours, de vache, d'âne et de lion. Ou mieux, imaginez-vous King Kong qui vient de se cogner le petit orteil sur une patte de table. Et ça s'entend à plus de cinq kilomètres à la ronde!

Dès qu'on passe le tourniquet, je sais que je me trouve dans un endroit hors du commun. Un sentier traverse un petit bout de dense selva et mène rapidement à la plaza principale, autour de laquelle se trouvent les plus imposantes structures du site. Parmi celles-ci s'élève un monument d'une inestimable valeur historique et anthropologique: le Temple des Inscriptions. On y a retrouvé quelque 620 hiéroglyphes mayas gravés dans la pierre. À eux seuls, ces petits dessins à première vue un peu abstraits racontent l'histoire tout entière de la cité, la succession de ses rois, ses victoires de guerre, la visite de dignitaires mayas. Tout un livre d'histoire contenu dans 620 minuscules figures semblables! Vicki, qui étudie pourtant en anthropologie, en est sidérée. Mais le temple n'est pas l'un des plus célèbres d'Amérique que pour ses glyphes; la tombe du roi Pakal, sans doute le plus puissant et influent qui ait régné sur la cité, se trouve tout juste en-dessous de la pyramide. L'archéologue mexicain à qui l'on doit la découverte de l'imposant tombeau devait être drôlement fier de ses trouvailles, puisqu'il a été enterré en face du temple.

Le site regorge d'autres monuments dont les murs auraient tant à raconter s'ils pouvaient parler. El Palacio, El Acrópolis et les quelques dizaines d'autres structures accessibles au public ne représentent par contre que 5% de Palenque. Le reste gît toujours sous la terre, la mousse et les arbres. Ici, c'est la jungle qui mène! Je me plaîs à m'imaginer les Mayas qui y vivaient en harmonie avec la nature, vénérant ses créatures et ses phénomènes.

Nous passons près de six heures à parcourir un par un tous les temples du site, à observer les singes dans les arbres, à nous imprégner de l'indescriptible atmosphère qui enveloppe Palenque. J'y serais volontiers resté des jours, j'y aurais piqué ma tente, juste pour ressentir un peu plus la magie, comprendre davantage le mystère qui exulte de chaque pierre déposée ici des centaines d'années auparavant. J'avais d'énormes attentes en entrant à Palenque, une grande satisfaction et aucun regret en la quittant.

Posté par O L I à 20:45 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

là haut les cité d'orrrr!

Wow, moi qui n'a jamais vraiment été intéressé par l'histoire, vous commencez à me transmettre un peu de votre passion...Je suis certaine que ces moments passés à la cité de Palenque vous ont énormément instruit et éblouis! Je vous imagines, ouais! assis dans votre tente devant ces monuments...en train de vous imaginez à l'époque royal, Ç'aurait été un bon moment pour faire une demande en mariage, hein Oli?! hihi
Vicki avec ses longs cheveux d'or, comme les princesses de cette époque, et Oli avec une barbichette ! C'est pareil! Y'a peut-être juste les petits trucs perçé sur votre visage qui trompe l'époque...Mais encore là, j'suis certaine qu'il y avait encore pire !
Quant aux petits singes, Vicki a-t-elle essayé de les imiter? Ou peut-être qu'elle a dit: oh comme ils sont cute!!!!!!!!Oli des singes!!!!!!!!! Et les pauvres petites bêtes se seraient sauvées avec tout cet énervement lol!
À votre retour, j'ai bien hâte d'entendre les détails de ce fameux récit, et on fera jouer la chanson des cités d'or! ok?!

Posté par Valérie, 23 décembre 2007 à 12:59

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