<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Meant To Be</title><link>http://meanttobe.canalblog.com/</link><description>Oli et Vicki. Une union pr&#xe9;visible, voire in&#xe9;vitable, &#xe0; l’origine d’une vie passionn&#xe9;e et mouvement&#xe9;e, loin du chemin trac&#xe9; d’avance par la soci&#xe9;t&#xe9; qui nous a vu na&#xee;tre, mais qui ne nous verra probablement pas mourir.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 23:56:01 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>&#xc0; voir cette semaine...</title><dc:creator>O L I</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2008/01/03/7393017.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2008/01/03/7393017.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7393017/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2008/01/03/7393017.html</guid><description>&lt;p&gt;Encore deux nouveaux messages (les derniers!!!) et quelques nouvelles photos. C&apos;est la fin du voyage!! Et en passant... BONNE ANN&#xc9;E!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Jan 2008 21:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>La fin d&apos;une aventure...</title><dc:creator>Vicki</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2008/01/03/7436002.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2008/01/03/7436002.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7436002/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2008/01/03/7436002.html</guid><description>&lt;p&gt;Apr&#xe8;s notre bref passage au Lac Atitl&#xe1;n, cinq autobus diff&#xe9;rents nous ont ramen&#xe9; au Chiapas en une douzaine d&apos;heures de route. Terre riche de caf&#xe9; et de chocolat, de r&#xe9;bellions zapatistes et de revendications sociales: il reste beaucoup &#xe0; faire dans cet &#xe9;tat qui, culturellement parlant, se rattache plus &#xe0; son voisin du sud qu&apos;au Mexique m&#xea;me...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; San Crist&#xf3;bal de las Casas, une ville agr&#xe9;able et color&#xe9;e aux toits en tuiles d&apos;argile, nous tombons brusquement du petit nuage de chaleur sur lequel nous flottons depuis des mois: ici, il g&#xe8;le la nuit! Mon polar, le seul v&#xea;tement chaud que je tra&#xee;ne, suffit &#xe0; peine &#xe0; me prot&#xe9;ger du froid lorsque nous sortons le soir. Je fais bien pi&#xe8;tre figure &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; des Mexicaines qui elles, ne sont qu&apos;en sandales et en jupe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; toute heure du jour et de la nuit, les rues du centre sont toujours propices &#xe0; une promenade, maintes fois interrompue par les vendeuses de ceintures et de ch&#xe2;les qui viennent nous proposer les produits de l&apos;artisanat local. Ici, les indig&#xe8;nes constituent la majorit&#xe9; de la population, contrairement aux autres &#xe9;tats mexicains, o&#xf9; les m&#xe9;tis sont les plus nombreux. Ils parlent tzotzil ou tzeltal et l&apos;espagnol comme langue seconde; se prom&#xe8;nent en arborant leur costume traditionnel et portant leur petit dernier dans le dos... les yeux en amande, le teint basan&#xe9; et les joues br&#xfb;l&#xe9;es, ils rappellent les Tib&#xe9;tains. Mais la r&#xe9;alit&#xe9; est loin d&apos;&#xea;tre aussi po&#xe9;tique. &#xc0; San Crist&#xf3;bal, &amp;quot;deux mondes se regardent passer&amp;quot;*. Celui des indig&#xe8;nes qui gagnent leur vie comme ils peuvent en vendant leurs babioles aux &#xe9;trangers, et celui des touristes qui magasinent leurs souvenirs en marchandant trop serr&#xe9;. Oli et moi ne faisons pourtant pas exception, nous n&#xe9;gocions nos achats &#xe0; cinq pesos pr&#xe8;s, d&#xe9;chir&#xe9;s entre notre compassion pour ceux qui en ont plus besoin que nous et notre d&#xe9;sir de payer le juste prix. Deux mondes qui n&apos;entrent en contact que superficiellement malgr&#xe9; l&apos;int&#xe9;r&#xea;t qu&apos;ils auraient &#xe0; se rapprocher, s&apos;&#xe9;couter et se comprendre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre visite &#xe0; San Juan Chamul&#xe1;, &#xe0; quelques kilom&#xe8;tres, confirme cette impression. La raison pour laquelle ce centre politico-religieux figure dans les guides de voyage est son &#xe9;glise, ou plut&#xf4;t ce qu&apos;il y a &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur... &#xc0; notre entr&#xe9;e s&apos;offre &#xe0; nous une vision irr&#xe9;elle, t&#xe9;moin de la foi vibrante et presque contagieuse des villageois accroupis sur le sol tapiss&#xe9; d&apos;aiguillles de pin. Des centaines et des centaines de bougies, coll&#xe9;es &#xe0; m&#xea;me le sol &#xe0; l&apos;aide d&apos;une goutte de cire chaude, et des dizaines de saints catholiques align&#xe9;s le long des murs, devant lesquels br&#xfb;lent tout autant de lampions, font d&#xe9;j&#xe0; forte impression sur le visiteur. L&apos;autel principal, d&#xe9;di&#xe9; &#xe0; Saint Jean Baptiste, croule en cette p&#xe9;riode sous les guirlandes, lumi&#xe8;res et autres d&#xe9;corations tout sauf traditionnelles. Mais, ce qui produit en nous cet &#xe9;tat enchant&#xe9;, voire hypnotis&#xe9;, c&apos;est la d&#xe9;votion avec laquelle les villageois communiquent avec leur monde spirituel. Les hommes chantent en tzotzil des litanies monotones qui se font &#xe9;cho entre elles et attisent encore davantage notre curiosit&#xe9;. Que se passe-t-il pendant ces pri&#xe8;res qui se m&#xea;lent &#xe0; l&apos;odeur de l&apos;encens et &#xe0; la lueur des chandelles?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau est magnifique, unique, solennel, empreint d&apos;authenticit&#xe9;. Les flammes dansent, l&apos;&#xe9;glise s&apos;enfume, les gens se prosternent, les touristes entrent et sortent. La th&#xe9;orie des deux mondes est encore plus &#xe9;vidente ici qu&apos;ailleurs. &#xc9;trangers et locaux se croisent, se fr&#xf4;lent, sans un regard, sans une parole. La rencontre de l&apos;Humanit&#xe9; avec elle-m&#xea;me est un chapitre de l&apos;histoire qui n&apos;a pas encore &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#xea;ve de philosopheries: c&apos;est &#xe0; San Crist&#xf3;bal que nous passons en 2008, une heure apr&#xe8;s le Qu&#xe9;bec! Nous soulignons l&apos;occasion en compagnie de Rudy, un artisan-voyageur que j&apos;ai connu au Honduras en juillet et sur lequel nous sommes tomb&#xe9;s par hasard au march&#xe9; d&apos;artisanat. Avec lui et d&apos;autres joyeux f&#xea;tards, l&apos;Uruguay, la France, l&apos;Allemagne, Isra&#xeb;l, la Hollande, le Mexique, le Chili (et, bien s&#xfb;r, le Qu&#xe9;bec!) sont r&#xe9;unis pour c&#xe9;l&#xe9;brer ensemble la nouvelle ann&#xe9;e qui commence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#xe9;las, janvier signifie &#xe9;galement la fin de notre p&#xe9;riple en sol mexicain. Apr&#xe8;s avoir allum&#xe9;, par superstition, une chandelle au pied de Saint Christophe, le patron des voyageurs qui a donn&#xe9; son nom &#xe0; la ville, nous quittons le Chiapas l&apos;esprit tranquille: nos prochaines aventures se feront sous son aile...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;*Africa Trek 2, par Sonia et Alexandre Poussin.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 Jan 2008 20:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le paradis est moins cher qu&apos;on le pense</title><dc:creator>O L I</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/28/7425690.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/28/7425690.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7425690/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/28/7425690.html</guid><description>&lt;p&gt;Le lac Atitl&#xe1;n, merveille de dame nature et sans contredit l&apos;un des plus grands tr&#xe9;sors du Guatemala. Un voyage en Am&#xe9;rique centrale ne peut &#xea;tre vraiment complet sans y avoir s&#xe9;journ&#xe9; quelques temps. Se r&#xe9;veiller le matin et regarder par la fen&#xea;tre pour d&#xe9;couvrir un panorama d&apos;une beaut&#xe9; impossible &#xe0; capturer sur photo de fa&#xe7;on fid&#xe8;le, une eau d&apos;un profond turquoise ceintur&#xe9;e de montagnes bois&#xe9;es et de petits villages &#xe9;pars, &#xe7;a n&apos;a pas de prix. En fait, &#xe7;a en a un : 2,50$ par personne, par nuit, pour une petite chambre avec salle de bain priv&#xe9;e et vue sur le lac. Trouvez-moi une seule raison de s&apos;en passer!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bordure du lac &#xe9;mergent trois majestueux volcans, dont le San Pedro, c&#xf4;ne parfait au pied duquel se trouve le village du m&#xea;me nom, celui o&#xf9; nous restons. L&apos;ambiance y est tellement rel&#xe2;ch&#xe9;e, d&#xe9;tendue, nonchalante; on s&apos;y sent tous un peu hippie! Et il y en a d&apos;ailleurs beaucoup, des hippies. De part et d&apos;autre de la rue principale, des artisans vagabonds venus des quatre coins du globe &#xe9;talent sur de petites tables les fruits de leur savoir-faire. Ils resteront ici quelques jours, quelques semaines, puis repartiront vers un autre endroit o&#xf9; abondent leurs clients, c&apos;est-&#xe0;-dire les touristes. Ainsi, avec le peu que leur rapporte la vente d&apos;un collier de temps &#xe0; autre, ils parcourent le monde et rencontrent des centaines de gens. Pas d&apos;hypoth&#xe8;que, de responsabilit&#xe9;s ni de comptes &#xe0; rendre. Vivre au jour le jour. &lt;em&gt;Carpe diem&lt;/em&gt;. &#xc7;a a ses avantages et ses inconv&#xe9;nients, mais Vicki et moi nous surprenons souvent &#xe0; r&#xea;vasser de ce &#xe0; quoi ressemblerait notre vie si jamais nous osions tout abandonner pour partir l&#xe0; o&#xf9; le vent voudrait bien nous emmener...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour appr&#xe9;cier &#xe0; sa juste valeur ce qu&apos;Atitl&#xe1;n a de plus beau &#xe0; offrir - d&apos;&#xe9;poustouflants paysages de nature vierge - et pour mieux adopter le rythme ralenti, le calme, la paix qu&apos;il impose, rien n&apos;&#xe9;gale une ballade en kayak sous les r&#xe9;confortants rayons du soleil. Pour seulement quatre dollars, nous pagayons trois heures durant, en nous arr&#xea;tant sur une petite plage de sable noir o&#xf9; quelques &amp;quot;locaux&amp;quot; s&apos;adonnent &#xe0; un barbecue en famille. Seuls les plus courageux osent se baigner, mais m&#xea;me en Qu&#xe9;b&#xe9;cois endurcis que nous sommes, nous pr&#xe9;f&#xe9;rons passer notre tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reste du temps, nous fl&#xe2;nons d&apos;un kiosque d&apos;artisanat &#xe0; l&apos;autre, ou alors nous entrons grignoter quelque chose dans l&apos;un des nombreux restaurants internationaux qu&apos;ont ouvert les Italiens, Mexicains et autres Isra&#xe9;liens qui, sous le charme incontestable du lac, ont d&#xe9;cid&#xe9; de s&apos;installer &#xe0; San Pedro. Ces expatri&#xe9;s semblent d&apos;ailleurs en plus grand nombre que les Guat&#xe9;malt&#xe8;ques, jusqu&apos;&#xe0; ce qu&apos;on s&apos;&#xe9;loigne de la rue qui longe le lac. &#xc0; quelques &lt;em&gt;cuadras&lt;/em&gt; seulement, l&apos;ambiance change du tout au tout : aucun touriste, pas de vendeurs de tours organis&#xe9;s ni de caf&#xe9;s d&#xe9;cor&#xe9;s &#xe0; la mode. Un autre San Pedro. Le premier, au bord de l&apos;eau, ne vit que par le tourisme alors que le second, &#xe0; cinq petites minutes de marche, s&apos;en passe tr&#xe8;s bien. Par choix? Peut-&#xea;tre, mais j&apos;ai plut&#xf4;t l&apos;impression que c&apos;est le tourisme qui a choisi de d&#xe9;laisser cette partie du village qui n&apos;a pas vue sur le lac...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 28 Dec 2007 22:34:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un No&#xeb;l pas comme les autres...</title><dc:creator>Vicki</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/27/7392350.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/27/7392350.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7392350/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/27/7392350.html</guid><description>&lt;p&gt;24 d&#xe9;cembre, notre troisi&#xe8;me journ&#xe9;e au Guatemala. Notre int&#xe9;r&#xea;t pour les sites mayas ayant atteint son point de saturation, nous avons besoin d&apos;un peu de tranquillit&#xe9; et, surtout, de changement. Nous planifions donc de passer notre premier No&#xeb;l ensemble au lac Atitl&#xe1;n, un des bijoux du Guatemala, o&#xf9; nous esp&#xe9;rons trouver un peu de paix et de repos pour nous remettre de nos d&#xe9;placements continuels des derni&#xe8;res semaines. Mais le P&#xe8;re No&#xeb;l en a d&#xe9;cid&#xe9; autrement... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est donc en r&#xea;vant d&apos;Atitl&#xe1;n que nous quittons la jungle du nord en direction de Guatemala City. Apr&#xe8;s sept heures de route tape-cul et un mauvais film hollywoodien, nous apprenons que le v&#xe9;hicule dans lequel nous sommes ne va pas &#xe0; la capitale! Le chauffeur nous rend nos sacs &#xe0; dos et 50 quetzales, soit le quart de ce que nous avions pay&#xe9;, et nous abandonne, penauds, sur le bord de la route &#xe0; R&#xed;o Hondo. Pas moyen de savoir si nous avons &#xe9;t&#xe9; victimes d&apos;une magouille ou s&apos;il y a r&#xe9;ellement eu une erreur. Dans l&apos;espoir (vain) d&apos;attraper un bus pour la capitale, nous &#xe9;chouons finalement dans la ville voisine, Teculut&#xe1;n, o&#xf9; nous passons notre veille de No&#xeb;l. Un bled tout ce qu&apos;il y a de plus ordinaire et inint&#xe9;ressant; nous n&apos;avons d&apos;ailleurs aucune id&#xe9;e o&#xf9; nous sommes, g&#xe9;ographiquement parlant. &#xc0; l&apos;h&#xf4;tel, un petit sapin illumin&#xe9;, l&apos;air ridicule, nous souhaite la bienvenue avec ses chansons de No&#xeb;l. Nous sommes les seuls clients! Et pour notre r&#xe9;veillon, quoi de mieux qu&apos;un souper dans le seul resto ouvert du coin: un petit &lt;em&gt;comedor&lt;/em&gt; modeste et presque vide o&#xf9; un juke box &#xe0; plein volume crache des chansons toutes plus qu&#xe9;taines les unes que les autres. Et pourtant, nous sommes combl&#xe9;s et satisfaits. Entre une bouch&#xe9;e de poulet r&#xf4;ti et une gorg&#xe9;e de Gallo, la bi&#xe8;re nationale, Oli me glisse &#xe0; l&apos;oreille: &amp;quot;L&apos;important, ce n&apos;est pas o&#xf9; on passe No&#xeb;l, mais avec qui...&amp;quot; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;****&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;25 d&#xe9;cembre. Les bus qui &#xe9;taient inexistants hier sont l&#xe9;gion ce matin, et nous pouvons enfin quitter notre trou! Lorsque nous arrivons &#xe0; Guatemala City, quelque trois heures plus tard, un chauffeur s&apos;offre pour nous conduire &#xe0; l&apos;endroit d&apos;o&#xf9; partent les autobus pour le lac Atitl&#xe1;n, &#xe0; &amp;quot;une vingtaine de minutes&amp;quot; de taxi. Un gros QUATRE MINUTES plus tard, nous sommes arriv&#xe9;s, le chauffeur nous r&#xe9;clame ses 30 quetzales (environ 4$ - des &lt;em&gt;peanuts&lt;/em&gt; &#xe0; Montr&#xe9;al mais DU VOL ICI!!!). Tout &#xe7;a pour constater que la compagnie est ferm&#xe9;e, jour f&#xe9;ri&#xe9; oblige. Comme dirait mon p&#xe8;re: &lt;em&gt;&#xe7;a va mal &#xe0; shop...&lt;/em&gt; Nous voil&#xe0; donc contraints de passer le jour de No&#xeb;l &#xe0; Guatemala City. &#xc0; l&apos;image des autres capitales d&apos;Am&#xe9;rique centrale, &amp;quot;Guate&amp;quot; arbore quelques monuments &#xe0; la jolie architecture coloniale et est quadrill&#xe9;e de rues &#xe9;tonnamment propres... et d&apos;autres exasp&#xe9;r&#xe9;ment sales! Un contraste qui, en tous cas, doit &#xea;tre plus anim&#xe9; en temps normal. Et aujourd&apos;hui, &#xe9;videmment, il faut que nous atterrissions dans un de ces quartiers pas fameux qui donnent froid dans le dos d&#xe8;s la tomb&#xe9;e de la nuit. L&apos;employ&#xe9; de l&apos;h&#xf4;tel nous accueille mollement, encore so&#xfb;l de la veille, dans son &#xe9;tablissement o&#xf9; &lt;em&gt;cerveza&lt;/em&gt; s&apos;&#xe9;crit avec un s et &lt;em&gt;vende&lt;/em&gt; avec un b... (inside joke!!)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Une fois nos sacs d&#xe9;pos&#xe9;s, nous partons &#xe0; la d&#xe9;couverte de la ville, dont l&apos;attrayante plaza principale regorge de citadins en habits traditionnels, et les trottoirs, de vendeurs de bric-&#xe0;-brac. Notre exploration d&#xe9;bute et prend fin dans une succursale de Pollo Campero, un genre de PFK latino, o&#xf9; notre &lt;em&gt;waitress&lt;/em&gt; en pleine laryngite nous sert d&#xee;ner &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; souper en nous appelant ses amours. Au moment d&apos;aller au lit, alors que mon amoureux est absorb&#xe9; par Le Seigneur des Anneaux qui passe &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;, je me mets &#xe0; redouter ce qui nous attend demain... Allons-nous finir par atteindre l&apos;objectif pour lequel nous peinons depuis deux jours?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;****&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;26 d&#xe9;cembre. Le terminal d&apos;autobus est ouvert, la compagnie a repris ses op&#xe9;rations. Notre vieux &lt;em&gt;chicken bus&lt;/em&gt; est plus que bond&#xe9; - il faut savoir qu&apos;au Guatemala, la norme est de trois passagers par banc, ce qui s&apos;&#xe9;tire le plus souvent &#xe0; cinq ou six, parents et enfants p&#xea;le-m&#xea;le. Et y&apos;a pas de rabais pour ceux qui ont une fesse dans le vide...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Mais donc, ce fameux &lt;em&gt;chicken bus&lt;/em&gt; bond&#xe9;, il finit par nous mener &#xe0; destination. Atitl&#xe1;n, joyau d&apos;eau couleur de plomb dans un &#xe9;crin de montagnes et de volcans. Il est d&apos;autant plus beau que nous avons mis du temps &#xe0; y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Le Guatemala nous donne deux le&#xe7;ons. Nous devons apprendre &#xe0; appr&#xe9;cier le chemin tout autant que la destination. Et No&#xeb;l, apr&#xe8;s tout, n&apos;est qu&apos;une journ&#xe9;e comme les autres.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 27 Dec 2007 18:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>On voulait vous dire...</title><dc:creator>O L I</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/25/7392954.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/25/7392954.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7392954/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/25/7392954.html</guid><description>&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x3wgnf&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;256&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x3wgnf_joyeux-noel-du-guatemala_travel&quot;&gt;Joyeux No&#xeb;l du Guatemala!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vid&#xe9;o envoy&#xe9;e par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Titol&quot;&gt;Titol&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 25 Dec 2007 19:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>Y&apos;a toujours moyen de moyenner!</title><dc:creator>O L I</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/23/7391878.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/23/7391878.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7391878/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/23/7391878.html</guid><description>&lt;p&gt;Frontera Corozal, au bord de la rivi&#xe8;re Usumacinta, fronti&#xe8;re naturelle avec le Guatemala. Nous n&apos;avons presque plus d&apos;argent sur nous, il n&apos;y a pas de banque dans le village, ni dans celui o&#xf9; nous voulons aller. La plus pr&#xe8;s se trouve &#xe0; Palenque, l&#xe0; o&#xf9; nous nous trouvions il y a quelques jours. Que faire? Retourner sur nos pas et gaspiller temps et argent? &#xc7;a ne nous enchante gu&#xe8;re, mais c&apos;est probablement la solution la plus simple. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#xfb;r, on a aussi pens&#xe9; &#xe0; l&apos;alternative un peu farfelue de traverser au Guatemala pour atteindre un guichet sans rebrousser chemin. Non, mais quand m&#xea;me! Changer de pays juste pour retirer de l&apos;argent!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais... et si... si on ne traversait pas que pour le guichet? Si on y passait quelques jours? Si on visitait le site maya de Tikal et le lac Atitl&#xe1;n?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Waouh! On s&apos;en va au Guatemala!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#xe8;s les premi&#xe8;res heures du jour, nous sautons dans une &lt;em&gt;lancha&lt;/em&gt; qui nous fait traverser l&apos;Usumacinta en moins de deux, puis attrapons un &lt;em&gt;chicken bus&lt;/em&gt; - un vieux Bluebird am&#xe9;ricain reconverti en autobus public et d&#xe9;cor&#xe9; avec originalit&#xe9; - pour nous rendre &#xe0; Santa Elena, pas tellement loin de Tikal. Nous profitons du reste de la journ&#xe9;e pour visiter la ville voisine de Flores, qui occupe en entier une petite &#xee;le au milieu d&apos;un lac qui semble de plomb &#xe0; la tomb&#xe9;e du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, nous attaquons Tikal. En essayant de ne pas trop penser au prix d&apos;entr&#xe9;e, qui a tripl&#xe9; il n&apos;y a pas plus d&apos;un mois, nous parcourons en pr&#xe8;s de neuf heures plusieurs kilom&#xe8;tres de sentiers parmi des restes de temples majestueux qui constitu&#xe8;rent &#xe0; une autre &#xe9;poque l&apos;une des plus importantes cit&#xe9;s mayas de l&apos;histoire. Comme &#xe0; Palenque et Yaxchil&#xe1;n, nous nous trouvons entour&#xe9;s d&apos;une jungle dense et mill&#xe9;naire dont certains des arbres ont connu les Mayas qui y vivaient jadis. Et encore une fois, les singes nous laissent observer leur quotidien comme dans un documentaire. Cette fois, ce sont des singes araign&#xe9;e qui nous font la d&#xe9;monstration de leurs prouesses en sautant de branche en branche, d&apos;arbre en arbre, en encha&#xee;nant des acrobaties &#xe9;poustouflantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#xea;me si nous en sommes &#xe0; notre cinqui&#xe8;me site arch&#xe9;ologique maya en deux semaines, nous nous p&#xe2;mons encore et encore devant le g&#xe9;nie apparent &#xe0; l&apos;origine de ces monuments construits sans l&apos;aide de la roue, ni d&apos;outils m&#xe9;talliques, ni d&apos;animaux de trait. Quand on songe que les connaissances des Mayas devaient &#xea;tre transmises &#xe0; l&apos;oral entre les g&#xe9;n&#xe9;rations, sans livre ni universit&#xe9;, notre stade olympique fait bien pi&#xe8;tre figure &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de ces exploits architecturaux!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois Tikal derri&#xe8;re nous, nous sommes pr&#xea;ts &#xe0; partir pour le pittoresque lac Atitl&#xe1;n, en projetant d&apos;y passer un agr&#xe9;able r&#xe9;veillon et un No&#xeb;l &#xe0; naviguer ses eaux en kayak (question de mieux oublier qu&apos;en temps normal, nous passerions les F&#xea;tes ensevelis sous la neige!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout &#xe7;a, &#xe7;a reste un projet...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 23 Dec 2007 18:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Coup de foudre au coeur de la selva</title><dc:creator>Vicki</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/21/7315256.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/21/7315256.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7315256/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/21/7315256.html</guid><description>&lt;p&gt;Apr&#xe8;s Ek-Balam la discr&#xe8;te, Chich&#xe9;n Itza l&apos;imposante et Palenque la romantique, nous visitons aujourd&apos;hui l&apos;enchanteresse Yaxchil&#xe1;n. Comme le site n&apos;est accessible que par voie fluviale, nous sommes contraints de n&#xe9;gocier, avec un autre Qu&#xe9;b&#xe9;cois et cinq Mexicains, un prix raisonnable pour emprunter une pirogue &#xe0; moteur, qu&apos;ils appellent ici &lt;em&gt;lancha&lt;/em&gt;. Le trajet de pr&#xe8;s d&apos;une heure sur la rivi&#xe8;re Usumacinta nous enfonce d&apos;une vingtaine de kilom&#xe8;tres au creux de la jungle encore endormie, qui nous r&#xe9;v&#xe8;le au d&#xe9;tour d&apos;un gigantesque &lt;em&gt;ceiba&lt;/em&gt; un premier monument. Chaque pierre a &#xe9;t&#xe9;, au fil des si&#xe8;cles, &#xe9;l&#xe9;gamment recouverte d&apos;une mousse verte et velue qui conf&#xe8;re &#xe0; l&apos;endroit un charme irr&#xe9;sistible. Avec nos compagnons, nous p&#xe9;n&#xe9;trons dans un espace exigu et obscur qui s&apos;av&#xe8;re finalement &#xea;tre un couloir dot&#xe9; d&apos;escaliers et de coins &#xe0; angle droit. Un coup d&apos;oeil avec une lampe de poche nous r&#xe9;v&#xe8;le un insecte qui nous &#xe9;tait encore inconnu: imaginez-vous une cr&#xe9;ature hybride, mi-araign&#xe9;e, mi-scorpion, qui mesure plus de dix centim&#xe8;tres (et que l&apos;on pr&#xe9;f&#xe8;re bien sage et immobile sur la paroi que sur soi). Nous apercevons &#xe9;galement, suspendues par les pattes aux pierres du plafond, de minuscules et adorables chauve-souris qui nous fixent de leurs petits yeux en &#xe9;mettant des couinements plut&#xf4;t mignons. Apr&#xe8;s nous &#xea;tre extasi&#xe9;s sur l&apos;apparent nanisme de ces b&#xea;tes volantes, nous poursuivons notre parcours et le couloir finit par d&#xe9;boucher sur la grande place. Tadam! Yaxchil&#xe1;n est l&#xe0;, sous nos yeux, d&#xe9;serte, paisible, comme tout droit sortie du r&#xea;ve embrum&#xe9; d&apos;un arch&#xe9;ologue en manque de d&#xe9;couvertes. Nous prenons le temps de nous impr&#xe9;gner de l&apos;atmosph&#xe8;re myst&#xe9;rieuse qui se d&#xe9;gage des ruines, en constatant que la nature a repris ses droits sur cette belle cit&#xe9;; elle nous rappelle qu&apos;elle a, par le pass&#xe9;, toujours triomph&#xe9; sur l&apos;ambition humaine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#xe8;s avoir appr&#xe9;ci&#xe9; les structures &#xe9;parpill&#xe9;es autour de la plaza principale, Oli et moi empruntons un petit chemin dans la jungle, constitu&#xe9; d&apos;un formidable enchev&#xea;trement de racines et de pierres qui devait avoir exactement la m&#xea;me apparence &#xe0; l&apos;&#xe9;poque o&#xf9; le site &#xe9;tait habit&#xe9;. Mon amoureux chemine devant moi tel un &lt;em&gt;ranger&lt;/em&gt; dans la brousse, attentif aux moindres indices de la &lt;em&gt;selva&lt;/em&gt;, dans l&apos;espoir d&apos;apercevoir un quelconque animal sauvage. Et la chance nous sourit: un paquet de feuilles qui tombent simultan&#xe9;ment est un signe qui ne trompe pas, des singes trahissent leur pr&#xe9;sence juste au-dessus de nos t&#xea;tes. Ai-je bien dit... DES SINGES??!! Eh oui! Et ceux parmi vous qui connaissent ma fascination pour les primates peuvent certainement deviner l&apos;excitation qui s&apos;empare de moi. Il s&apos;agit des fameux singes hurleurs dont nous avons fait la connaissance &#xe0; Palenque; par contre, et heureusement pour nos tympans, ils ont mis leurs cordes vocales &#xe0; &lt;em&gt;off&lt;/em&gt;, trop occup&#xe9;s qu&apos;ils sont &#xe0; fourrager dans la c&#xee;me des arbres. (En fait, nous apprendrons plus tard que seuls les individus m&#xe2;les &#xe9;mettent des hurlements, les femelles se contentant de grogner &#xe0; la mani&#xe8;re des cochons; nos singes sont donc s&#xfb;rement des femelles). Nous distinguons parfaitement leur pelage fonc&#xe9; aux reflets roux, leur petit museau, leurs pattes agiles qui agrippent le feuillage vert, leur queue qui leur permet de se pendre, t&#xea;te en bas, &#xe0; la recherche d&apos;une autre branche assez solide pour les supporter. Nous restons l&#xe0; un bon moment &#xe0; suivre leur progression d&apos;arbre en arbre. Une rencontre spontan&#xe9;e avec l&apos;histoire de notre &#xe9;volution... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques moments plus tard, le &lt;em&gt;lanchero&lt;/em&gt; nous attend dans son embarcation pour nous ramener &#xe0; bon port. Entre la vue d&apos;un crocodile qui se fait dorer la couenne au soleil et de deux petits cerfs qui d&#xe9;talent, effray&#xe9;s par le vacarme de notre moteur, nous nous surprenons &#xe0; contempler, r&#xea;veurs, l&apos;autre rive de l&apos;Usumacinta: le Guatemala...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 22 Dec 2007 01:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Palenque, notre Cit&#xe9; d&apos;Or</title><dc:creator>O L I</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/19/7315324.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/19/7315324.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7315324/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/19/7315324.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme Esteban, accompagn&#xe9; de ma Zia &#xe0; moi, je peux enfin fouler le sol et gravir les marches des temples mayas de la mythique cit&#xe9; de Palenque. Depuis des ann&#xe9;es, je r&#xea;ve d&apos;y mettre les pieds; au cours des derniers mois, j&apos;ai eu bon espoir d&apos;y aller et maintenant... j&apos;y suis! Qu&apos;y a-t-il de plus satisfaisant que l&apos;accomplissement d&apos;un r&#xea;ve? Rien, &#xe0; mon avis, qui puisse justifier qu&apos;on les oublie. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au petit matin, nous marchons les deux kilom&#xe8;tres qui s&#xe9;parent notre camping de l&apos;entr&#xe9;e du site, apr&#xe8;s une nuit &#xe0; peine troubl&#xe9;e par les cris saisissants des singes hurleurs. Ces &#xe9;tonnants primates poussent, malgr&#xe9; leur petite taille, des hurlements, voire des rugissements, qui pourraient &#xea;tre compar&#xe9;s &#xe0; un m&#xe9;lange de cris d&apos;ours, de vache, d&apos;&#xe2;ne et de lion. Ou mieux, imaginez-vous King Kong qui vient de se cogner le petit orteil sur une patte de table. Et &#xe7;a s&apos;entend &#xe0; plus de cinq kilom&#xe8;tres &#xe0; la ronde! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#xe8;s qu&apos;on passe le tourniquet, je sais que je me trouve dans un endroit hors du commun. Un sentier traverse un petit bout de dense &lt;em&gt;selva&lt;/em&gt; et m&#xe8;ne rapidement &#xe0; la plaza principale, autour de laquelle se trouvent les plus imposantes structures du site. Parmi celles-ci s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve un monument d&apos;une inestimable valeur historique et anthropologique: le Temple des Inscriptions. On y a retrouv&#xe9; quelque 620 hi&#xe9;roglyphes mayas grav&#xe9;s dans la pierre. &#xc0; eux seuls, ces petits dessins &#xe0; premi&#xe8;re vue un peu abstraits racontent l&apos;histoire tout enti&#xe8;re de la cit&#xe9;, la succession de ses rois, ses victoires de guerre, la visite de dignitaires mayas. Tout un livre d&apos;histoire contenu dans 620 minuscules figures semblables! Vicki, qui &#xe9;tudie pourtant en anthropologie, en est sid&#xe9;r&#xe9;e. Mais le temple n&apos;est pas l&apos;un des plus c&#xe9;l&#xe8;bres d&apos;Am&#xe9;rique que pour ses glyphes; la tombe du roi Pakal, sans doute le plus puissant et influent qui ait r&#xe9;gn&#xe9; sur la cit&#xe9;, se trouve tout juste en-dessous de la pyramide. L&apos;arch&#xe9;ologue mexicain &#xe0; qui l&apos;on doit la d&#xe9;couverte de l&apos;imposant tombeau devait &#xea;tre dr&#xf4;lement fier de ses trouvailles, puisqu&apos;il a &#xe9;t&#xe9; enterr&#xe9; en face du temple. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site regorge d&apos;autres monuments dont les murs auraient tant &#xe0; raconter s&apos;ils pouvaient parler. El Palacio, El Acr&#xf3;polis et les quelques dizaines d&apos;autres structures accessibles au public ne repr&#xe9;sentent par contre que 5% de Palenque. Le reste g&#xee;t toujours sous la terre, la mousse et les arbres. Ici, c&apos;est la jungle qui m&#xe8;ne! Je me pla&#xee;s &#xe0; m&apos;imaginer les Mayas qui y vivaient en harmonie avec la nature, v&#xe9;n&#xe9;rant ses cr&#xe9;atures et ses ph&#xe9;nom&#xe8;nes. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous passons pr&#xe8;s de six heures &#xe0; parcourir un par un tous les temples du site, &#xe0; observer les singes dans les arbres, &#xe0; nous impr&#xe9;gner de l&apos;indescriptible atmosph&#xe8;re qui enveloppe Palenque. J&apos;y serais volontiers rest&#xe9; des jours, j&apos;y aurais piqu&#xe9; ma tente, juste pour ressentir un peu plus la magie, comprendre davantage le myst&#xe8;re qui exulte de chaque pierre d&#xe9;pos&#xe9;e ici des centaines d&apos;ann&#xe9;es auparavant. J&apos;avais d&apos;&#xe9;normes attentes en entrant &#xe0; Palenque, une grande satisfaction et aucun regret en la quittant. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 20 Dec 2007 02:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Nos derni&#xe8;res miettes de Cara&#xef;bes...</title><dc:creator>O L I</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/18/7315222.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/18/7315222.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7315222/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/18/7315222.html</guid><description>&lt;p&gt;Nous qui nous croyions en manque de plage et de bronzage, nous ne passons que trois petites journ&#xe9;es sur la c&#xf4;te. Comme quoi le bonheur n&apos;est pas toujours l&#xe0; o&#xf9; on croit qu&apos;il se trouve...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous faisons d&apos;abord escale &#xe0; Playa del Carmen, o&#xf9; le nombre de touristes n&apos;a d&apos;&#xe9;gal que la quantit&#xe9; de boutiques, restos et h&#xf4;tels &#xe0; la mode qui leur sont exclusivement destin&#xe9;s. Mais qu&apos;est-ce qui nous est pass&#xe9; par la t&#xea;te en d&#xe9;cidant d&apos;aller nous foutre dans cette ville-&lt;em&gt;resort&lt;/em&gt; qui n&apos;existe que pour et par le tourisme? Il est vrai que nous sommes &#xe0; la recherche d&apos;un endroit o&#xf9; Vicki pourrait passer sa certification de plong&#xe9;e sous-marine, mais l&apos;id&#xe9;e de rester dans cette ville pour les trois ou quatre jours que dure le cours ne me pla&#xee;t gu&#xe8;re, d&apos;autant plus que le seul endroit abordable que nous ayons trouv&#xe9; pour dormir est un camping appel&#xe9; Las Ruinas - avec raison car il est effectivement en ruines - o&#xf9; nous devons piquer la tente parmi les gu&#xea;pes et les fourmis. Comme si &#xe7;a ne suffisait pas, il pleut et le ciel est gris &#xe0; perte de vue, ce qui rend la plage consid&#xe9;rablement moins invitante. Nous ne nous attardons pas et partons sans attendre pour Tulum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparativement &#xe0; Playa del Carmen, moins de touristes passent par Tulum, et ceux qui s&apos;y trouvent sont pour la plupart des backpackers comme nous, ce qui conf&#xe8;re &#xe0; la ville une ambiance qui nous est beaucoup plus agr&#xe9;able. Le soleil d&#xe9;cide de se montrer peu apr&#xe8;s notre arriv&#xe9;e. 2 &#xe0; 0 pour Tulum. Nous &#xe9;lisons domicile dans une auberge de jeunesse g&#xe9;niale qui, chaque soir, laisse un BBQ &#xe0; notre disposition. Tulum marque encore. Et la plage! Bord&#xe9;e de for&#xea;t et de sable blanc, la mer est d&apos;un turquoise clair, parmi les plus belles qu&apos;il m&apos;ait &#xe9;t&#xe9; donn&#xe9; de voir. Victoire par blanchissage!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensions par contre que passer du temps &#xe0; la plage &#xe9;tait ce dont nous avions envie, mais apr&#xe8;s seulement deux jours, l&apos;appel de la jungle et des sites mayas nous est irr&#xe9;sistible. C&apos;est donc ici que nous faisons nos adieux &#xe0; la mer des Cara&#xef;bes, et &#xe0; toutes les autres mers du Mexique par la m&#xea;me occasion, puisque nous n&apos;y retournerons sans doute pas durant ce voyage-ci. Au diable le bronzage, vous en serez moins jaloux! Nous sautons donc dans un bus de nuit. Direction: Palenque, dans l&apos;&#xe9;tat du Chiapas.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 19 Dec 2007 00:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sur les traces des Mayas II</title><dc:creator>Vicki</dc:creator><link>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/15/7304755.html</link><comments>http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/15/7304755.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://meanttobe.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7304755/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://meanttobe.canalblog.com/archives/2007/12/15/7304755.html</guid><description>&lt;p&gt;Chich&#xe9;n Itz&#xe1;. &lt;em&gt;The mother of all mayan sites.&lt;/em&gt; Assur&#xe9;ment les ruines les plus courues de tout le Mexique. Celles, en tous cas, o&#xf9; le gouvernement a le plus investi dans la restauration, ce qui se refl&#xe8;te dans le prix d&apos;admission. Mais aujourd&apos;hui, au diable la d&#xe9;pense: Oli et moi allons respectivement d&#xe9;couvrir et red&#xe9;couvrir la splendeur pass&#xe9;e de la civilisation maya &#xe0; travers les ruines de Chich&#xe9;n Itz&#xe1;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; l&apos;aide des informations disparates que nous tirons des panneaux explicatifs, de notre &#xe9;coute indiscr&#xe8;te des guides qui arpentent le site, du spectacle son et lumi&#xe8;re pr&#xe9;sent&#xe9; en soir&#xe9;e et de notre Lonely Planet, nous parvenons &#xe0; donner un autre sens aux pierres qui se dressent devant nous. Habit&#xe9; de l&apos;an 600 &#xe0; 1250, d&apos;abord par les Itzas, puis par des conqu&#xe9;rants tolt&#xe8;ques venus du centre du pays, Chich&#xe9;n a &#xe9;t&#xe9; l&apos;&#xe9;picentre du pouvoir politique, &#xe9;conomique, religieux et militaire dans la r&#xe9;gion, pouvoir qu&apos;elle tirait principalement d&apos;un strict contr&#xf4;le des activit&#xe9;s commerciales. Ses habitants &#xe9;taient d&apos;excellents astronomes, math&#xe9;maticiens et architectes, et ont aussi tra&#xee;n&#xe9; jusqu&apos;&#xe0; aujourd&apos;hui leur sanglante r&#xe9;putation de guerriers sans scrupules. En fait, l&apos;objectif des guerres qu&apos;ils menaient n&apos;&#xe9;tait pas tellement politique, mais plut&#xf4;t religieux! Les prisonniers qu&apos;ils en tiraient &#xe9;taient sacrifi&#xe9;s afin d&apos;assurer la continuit&#xe9; du monde, suivant leur croyance selon laquelle, pour donner naissance &#xe0; la terre, les dieux se seraient eux-m&#xea;mes sacrifi&#xe9;s. Le sang qui coule &#xe9;tait donc un moyen de perp&#xe9;tuer la vie, l&apos;encha&#xee;nement des jours et des saisons, la survie de l&apos;univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parcourir Chich&#xe9;n Itz&#xe1;, c&apos;est donner rendez-vous &#xe0; l&apos;histoire, &#xe0; la culture, au temps, en se p&#xe2;mant d&apos;admiration devant ce qu&apos;il reste d&apos;une grande civilisation: des pyramides, des colonnes, des temples... et un immense terrain d&#xe9;di&#xe9; au &lt;em&gt;juego de pelota&lt;/em&gt;. Le jeu de ballon maya &#xe9;tait semblable &#xe0; notre soccer moderne, &#xe0; la diff&#xe9;rence que les joueurs ne pouvaient utiliser que leurs hanches, leurs &#xe9;paules et leur t&#xea;te pour diriger le lourd ballon de caoutchouc dans l&apos;anneau de pierre de l&apos;&#xe9;quipe adverse. Le d&#xe9;nouement des parties &#xe9;tait en revanche compl&#xe8;tement diff&#xe9;rent de ce qu&apos;on voit aujourd&apos;hui &#xe0; la Coupe du Monde: le capitaine de l&apos;&#xe9;quipe perdante &#xe9;tait sacrifi&#xe9;! (On a entendu d&apos;autres versions selon lesquelles c&apos;est le capitaine de l&apos;&#xe9;quipe gagnante qui passait sous la hache, et qu&apos;il s&apos;agissait l&#xe0; de tout un honneur. Mais, d&apos;une fa&#xe7;on ou d&apos;une autre, si vous voulez notre avis, il ne faisait pas bon d&apos;&#xea;tre capitaine au temps des Mayas.) Le &lt;em&gt;juego de pelota&lt;/em&gt; rev&#xea;tait lui aussi un sens sp&#xe9;cifique, symbole des forces oppos&#xe9;es de l&apos;univers et repr&#xe9;sentation de la victoire quotidienne du soleil sur la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#xe8;s moins de deux heures &#xe0; fl&#xe2;ner d&apos;une structure &#xe0; l&apos;autre, les sifflements des gardiens nous indiquent que le site est sur le point de fermer. D&#xe9;j&#xe0;! Mais c&apos;est le sacrifice qu&apos;il faut faire pour ne pas &#xea;tre contraints &#xe0; nager parmi les flots de touristes curieux qui d&#xe9;barquent quotidiennement &#xe0; Chich&#xe9;n Itz&#xe1;...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Dec 2007 00:08:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>